LES CLÉS DE L’AMOUR DE SOI

Jusqu’à quel point vous aimez-vous ?

La question peut sembler banale.

Pourtant, l’amour qu’on se porte est sans doute une des questions centrales de la vie.

 

L’amour qu’on se porte est en effet intimement lié à la façon dont on a été aimé et influence grandement la façon dont on réussit à vivre avec les autres et les aimer.

 

L’amour de soi s’exprime à travers des sentiments de bien-être et de satisfaction. Il permet d’éprouver la joie de vivre, de s’estimer comme personne et de se faire respecter. Il permet aussi d’être capable de se rassurer et se réconforter lorsque des pertes surviennent, lorsque des critiques ou des difficultés se présentent, cela en préservant l’image qu’on a de soi.

 

Les aléas du développement font que l’idéal est parfois inadapté à ce que l’on est, qu’il est difficilement atteignable et nous renvoie à des limites qu’on n’accepte pas d’avoir….

 

Un travail sur soi s’impose, travail de deuil, qui seul donnera accès à une appréciation réaliste de soi, en tenant compte des vulnérabilités et des limites.

Il s’agit en effet d’aimer ce que l’on est. C’est parfois différent de ce qu’on aurait aimé être !

 Un amour de soi approprié est en effet réaliste, c’est-à-dire qu’il permet d’apprécier les ressources et les limites dont on dispose et rend possible l’investissement de ce que l’on est et de ce que l’on a. Cela s’apprend chaque jour !

 

(Dessin de Fanny.fr)

 

Les trois composantes de l’ESTIME DE SOI (L’AMOUR DE SOI, LA VISION DE SOI et LA CONFIANCE EN SOI) entretiennent généralement des liens d’interdépendance : l’AMOUR DE SOI (se respecter quoi qu’il advienne, écouter ses besoins et ses aspirations) facilite incontestablement une VISION positive DE SOI (croire en ses capacité, se projeter dans l’avenir) qui, à son tour, influence favorablement la CONFIANCE EN SOI (agir sans crainte excessive de l’échec et du jugement d’autrui).

 

L’AMOUR DE SOI. C’est l’élément le plus important de l’ESTIME DE SOI. On s’aime malgré ses défauts et ses limites, malgré les échecs et les revers, simplement parce qu’elle estime qu’elle est digne d’amour et de respect. Cet AMOUR DE SOI ne dépend pas des performances (réussite). Il explique qu’on puisse résister à l’adversité et se reconstruire après un échec. Il n’empêche ni la souffrance ni le doute en cas de difficultés, mais il protège du désespoir. L’amour de soi dépend en grande partie de l’amour que notre famille nous a prodigué quand nous étions enfants et des « nourritures affectives » qui nous ont été prodiguées.

Les carences d’ESTIME DE SOI qui prennent leur source au niveau du manque d’AMOUR DE SOI se retrouvent chez les sujets dont la manière d’être avec les autres les poussent régulièrement au conflit ou à l’échec.

 

Le plus important de l’ESTIME DE SOI. On s’aime malgré ses défauts et ses limites, malgré les échecs et les revers, simplement parce qu’elle estime qu’elle est digne d’amour et de respect.

 

 

LA VISION DE SOI (au travers du regard des autres).

Le regard que l’on porte sur soi, cette évaluation, fondée ou non, que l’on fait de ses qualités et de ses défauts, est le deuxième pilier de l’ESTIME de SOI. Il ne s’agit pas seulement de connaissance de soi ; l’important n’est pas la réalité des choses, mais la conviction que l’on a d’être porteur de qualités ou de défauts, de potentialités ou de limitations.

 

Ce regard que nous portons sur nous-même, nous le devons à notre environnement familial et, en particulier, aux projets que nos parents formaient pour nous. Dans certains cas, l’enfant est chargé inconsciemment par ses parents d’accomplir ce qu’ils n’ont pas pu ou pas su réaliser dans leur vie.

C’est ce qu’on appelle l’enfant « chargé de mission ».

De tels projets sont légitimes, mais à la condition que la pression sur l’enfant ne soit pas trop forte et tienne compte de ses désirs et de ses capacités propres.

 

Faute de quoi, la tâche sera impossible pour l’enfant, qui sera victime de son incapacité à réaliser la grande vision que ses parents caressaient pour lui.

 

Le fait de ne pas prendre en compte les doutes et les inquiétudes d’un enfant peut ainsi engendrer chez lui, ultérieurement, une profonde vulnérabilité de l’ESTIME DE SOI.

(Dessin de Fanny.fr)

 

LA CONFIANCE EN SOI. Être confiant, c’est penser que l’on est capable d’agir de manière adéquate dans les situations importantes.

LA CONFIANCE EN SOI peut sembler moins fondamentale que l’AMOUR DE SOI et la VISION DE SOI, dont elle serait une conséquence. Son rôle apparaît important dans la mesure où l’ESTIME DE SOI a besoin d’actes pour se maintenir ou se développer : des petits succès au quotidien sont nécessaires à notre équilibre psychologique.

 

D’où vient la CONFIANCE EN SOI ?

Principalement du mode d’éducation qui nous a été prodigué, en famille ou à l’école. Les échecs sont-ils présentés à l’enfant comme conséquence possible mais pas catastrophique de ses actes ?

Est-il récompensé pour avoir essayé autant que pour avoir réussi ?

Encourager un enfant à accepter l’échec quand on ne procède pas soi-même ainsi ne sert pas à grand-chose. Les enfants savent que les vraies convictions des adultes se jugent plus à leurs actes qu’à leurs propos !