LES PENSÉES ET LES CHOIX TOXIQUES DE VOTRE VIE

Notre personnalité s’est façonnée à partir des émotions et des sentiments que nous avons ressentis quand nous avons fait nos premières expériences de vie.

Si nous n’avons aucune figure d’attachement fiable et qu’il n’y a pas eu de relais au cours de l’enfance, il est possible que vous évoluiez dans la vie sans pouvoir croire qu’une relation affective durable et de confiance est possible.

Voir article sur les troubles attachements ici ( Bientôt en ligne )

Les repères intérieurs permettent d’identifier les personnes fiables ou non.

Si ce système n’a pas été mis en place convenablement, vous risquerez d’être attiré inconsciemment par des personnes étouffantes et très fusionnelle pour compenser ou qui fera revivre au contraire un sentiment d’abandon.

Pourquoi ?

Parce que nous avons naturellement tendance à aller vers ce que nous connaissons pour le répéter ou le défaire plutôt que vers une personne aimante et joyeuse vivant la situation et les émotions qui permettent de s’accomplir.

Les émotions et les pensées qui intoxiquent

La personnalité s’est forgée à travers les expériences donnant lieu à ce que nous pensons être “notre identité “.

Le foyer de votre enfance, l’école, les professeurs, rencontres, amis, déceptions, découvertes, trahisons, épreuves, bonheurs vécus…

Nous enchaînons les années, les relations et les actions dans un processus qui s’accumule et nous revendiquons être celui qui a vécu tel ou tel événement.

Nous sommes, en fait, encrassés, ce qui nous rend de plus en plus aveugle à la réalité de l’autre et du présent.

Exemple : quand un parent, qui a parfois oublié qu’il a été un enfant et il en devient sclérosé !

Nous devons nous nettoyer intérieurement

Tout comme dans la biologie du corps. Nous avons un processus de détoxification organique.

Cela se passe aussi par la pensée et les actions que nous entretenons avec nous-même et les autres dans le quotidien.

Nous devons nous souvenir que nous ne sommes pas ce que nous avons vécu et que votre point de départ dans l’existence (milieu social, environnement, famille) même s’il nous a orienté dans une certaine direction, nous a aussi mis des œillères et que ce que nous prenons pour une évidence n’a peut-être aucune réalité dans la vie des autres.

Le jeu de départ nous ne l’avons certes pas choisi   les uns ont eu de la “chance” d’avoir eu une enfance, d’autres ont été violés, trahis, abandonné, manipulé, massacré dans le cœur d’enfant.

Cela nous a façonné, a rendu la compréhension parfois difficile entre ceux qui ont été protégés et ceux qui n’ont jamais senti la protection d’un amour parental inconditionnel.

Le point d’arrivé, les comportements actuels résultent de ce que vous avez vécu et de la distance que vous avez tenté de prendre ou pas avec cela.

Quelles images ai-je de moi depuis mon plus jeune âge et que je refuse de prendre au sérieux alors qu’elles indiquent la place qui est la mienne ?

C’est seulement en arrêtant notre langue de bois avec soi, qu’on peut commencer à trier ses désirs, à trouver le juste milieu entre complexe infériorité. Et de supériorité. C’est à dire l’humilité en soi-même.

En réglant par exemple ses conflits avec soi-même et autrui.

Nettoyer sa personnalité de ces émotions parasites et de pensées qui en découlent est nécessaire.

Car si l’évolution est un mouvement indispensable à la vie en tant que mouvement, elle ne doit pas se figer ! 

Il est aussi sain d’éprouver toutes sortes d’émotions positives ou négatives, de ne plus fuir le chagrin, la colère, la peur qui sont des indicateurs essentiels de votre état, et la santé réside dans la diversité de ces réactions et non dans le fait d’être dominé par une tonalité émotionnelle systématique.

“Ce n’est pas la tonalité d’une émotion qui la rend négative, c’est l’emprise qu’elle a sur nous et la relation qu’on a avec elle.

(Marie Estelle Dupont).

 

Le fantôme nommé : poids du passé

Nous établissons des relations fantômes comme on parle de membres fantômes.

Une relation qui n’est plus là, demeure par sa valeur et ainsi malheureusement recouvre la nouveauté de la rencontre….

Pourquoi ?

Parce que la nature a horreur du vide et veut éviter “la souffrance “. Au lieu de prendre le temps de découvrir l’inconnu qui nous fait face, nous le remplissons avec ce qui nous semble y ressembler de plus familier.

C n’est pas parce qu’une personne grande et sur d’elle comme votre frère ou sœur. Que cette personne sera pareille avec assurance et grande et sécuritaire !

Le problème c’est que ce genre de pensées et émotions inconscientes nous intoxiquent !

Ce que nous dégageons conditionne ce que nous attirons.

Nous allons donc rejouer les scénarios du passé et inciter l’autre à vous traiter comme vous l’avez été ou lui faire payer des déceptions du passé.

Tant que vous jouez à cachecache avec certains de vos sentiments, vous pouvez être sûr de perdre votre temps et de ne pas commencer à vivre.

Ce réservoir d’informations cachés, peut s’appeler la part d’ombre en soi en psychologie jungienne (voir article ombre ici)

Tout le temps que nous passons à maquiller notre vulnérabilité, nous ne l’employons pas à vous en délivrer.

Nous nous adaptons aux circonstances en craignant de rater quelque chose mais en réalité nous sommes à côté de nous-mêmes, pas en phase ! Et nous l acceptions !

Nous jouons une fausse image de soi ou plutôt un masque aux yeux du monde. Il y a un côté ou nous semblons Être (identité) que je projette cet idéal pour le monde = le masque

Et l’autre qui nous sommes réellement, ce que je ressens, qui je suis réellement, comment je suis intérieurement (le soi supérieur). Sans quoi nous ne faisons que réagir en surface coûte que coûte pour sauver” les meubles ” .Nous voulons rester sur” le paraître” car il est confortable par habitude et ainsi rester dans l’ombre.

Seule l’acceptant de là où nous en sommes, de notre histoire va nous permettre de nous rendre la joie et le sentiment de continuité mais aussi un réel respect de soi, une vraie volonté quelques que soit les épreuves. Car l’acceptation nous permet de renforcer notre socle intérieur.

Le vernis que nous nous efforçons de présenter peut devenir comme une sorte de momie et entretenir une mauvaise image de soi. Nous ne sommes pas stupides, nous ressentons bien le désaccord et la frustration. Et pourtant nous continuons de fuir ce que nous ressentons vraiment car cela nous effraie alors que c’est toujours la voie vers une évolution, une évolution du Moi cohérent, harmonieux capable de supporter certaines frustrations.

En sommes, nous pensons que nous n’avons pas le choix ou que c’est la meilleure stratégie qui soit !

Car nous avons besoin d’être aimé, et de nous sentir en sécurité, nous sacrifions le contact avec la réalité de ce que nous sommes véritablement à un instant et nous commençons à nous contorsionner sans même nous en apercevoir et à nous satisfaire de relations parfaitement toxiques, ou stériles ou fausses dans lesquelles nous-mêmes sommes parfaitement faux !

Comme cela n’est pas satisfaisant, nous surinvestissons des satisfactions annexes (réussite, satisfaction matérielle, autres relations…)

En parvenant à nous faire croire que cela a du sens, que c’est super motivant, qu’on mord dans la vie à pleine dent et qu’on s’éclate !

On en devient superficiel, tel un zombie qui gesticule…

Agrippé à un personnage que nous poussons devant nous pour fuir notre sentiment de vulnérabilité, d’incompréhension, de colère, d’angoisse, ou de haine, nous nous heurtons les uns et les autres ou nous nous évitons sans jamais se “re-connaître” en fait…

Et nous nous persuadons que nous sommes vraiment ce que nous voulons être, que nous sommes vraiment à notre place. De toute façon comme beaucoup dirai, je suis bien trop débordé pour me pencher sur ce genre de questionnement existentiel.

Comme la plupart du temps nous voulons fuir notre mal être, nous l entretenons et devenons dépendant de gratifications extérieures.

Ce qui devient de plus en plus épuisant. Car nous épuisons notre énergie à l’extérieur au lieu de la nourrir en nous-même.

Car la quantité d’énergie est dépensée en réaction à des expériences antérieures, nous réalisons que nous ne sommes pas en possession de notre vie et que cela nous attache Émotionnellement au passé.

Alors que nous pourrions investir cette énergie dans la création d’une nouvelle réalité différente du passé, ce qui permettra non seulement de la vaincre mais d’évoluer.

Donc retenons que tant que nous restons au garde à vous (défenses) devant la réalité immédiate de notre corps et de notre environnement, nous ne développons pas notre conscience, nous restons dans l’adaptation pure, agitation, stress, passivité intérieure, procrastination …

On crée ce que l’on craint !

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